Un médecin consulté nous dira qu’il ne peut que nous accompagner, il n’y a pas de traitement magique.

La BPCO est irréversible. Il faut éviter la descente aux enfers. La prévention de la maladie est absente et la recherche se fait à dose trop homéopathique ; l’option des cellules souches n’a toujours pas de financements à la hauteur de l’enjeu, pour le reste, que celui qui sait nous fasse signe !

Chaque déficient respiratoire aura ingurgité avec plus ou moins d’effets destructeurs ce qui se promène dans l’air, aura eu une addiction quelconque (tabac, drogue…), mènera une vie sédentaire.

Suivant ses prédispositions génétiques, il subira l’environnement un peu plus que tout le monde. Et il est grand temps d’admettre que pollution professionnelle = pollution tout court. Pas besoin de discernements qui ne servent qu’à noyer le poisson dans un bain de particules délétères. Néfastes pour tous !

Etouffer en permanence n’est pas amusant.

Vous savez ce que disent les BPCO ? « Au secours, faites vite, on n’en peut plus ! Comment agir ? “ Qu’en est-il de l’acharnement dont vont devoir faire preuve ces personnes à cet instant clé de leur vie ou survie ?

Face à un tel mur, n’importe lequel d’entre nous essaiera tout de même de chercher un espoir, même infime. Malgré tout, chaque personne doit trouver un exutoire, une issue de secours. Il faut se donner les moyens de faire face à cette attente, à ses attentes.

Certains se battent, créent ou investissent. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, bats-toi.

L’être humain a une faculté phénoménale de se transcender et il arrive parfois à transmettre aux autres l’envie de partager, d’enfiler des gants et de combattre pour ne pas sombrer. À nous de créer de nouvelles choses dans lesquelles d’autres peuvent se reconnaître et trouver leur place. Il faut recréer pour faire naître ou rejaillir le goût de la vie, de la victoire, l’idée d’autres conquêtes.

Retrouver du plaisir, rechercher de l’envie, là se trouve l’espoir.

Faudra-t-il encore combattre ? OUI.

À ce terme, n’importe quelle défaite deviendra supportable. Elle créera forcément une envie de remonter sur le ring. Ce n’est pas une obligation, mais perdre sans ne rien faire est une aberration.

¡Viva la vida !