COVID 19 L'APPEL D’URGENCE NATIONAL de Philippe Poncet FRANCE BPCO-o2&Cie Urgence BPCO.

Un appel à Monsieur le Président de la République, aux BPCO, à tous les élus de la nation, à toutes les Autorités et à tous les médias.

Coronavirus Covid 19 Appel d'Urgence Nationale FRANCE BPCO

COVID 19 L'APPEL D’URGENCE NATIONAL de Philippe Poncet FRANCE BPCO-o2&Cie Urgence BPCO. Un appel à Monsieur le Président de la République, aux BPCO, à tous les élus de la nation, à toutes les Autorités et à tous les médias.Il y a plus de 15 jours, nous avions lancé un appel à tous les journalistes faisant suite au courrier adressé au Ministre de la Santé, Monsieur Olivier Véran. Un message d’alerte sur l’urgence de communiquer en direction des BPCO. Effectivement, quand on parle de pandémie respiratoire, on doit parler des BPCO au sein desquels se trouvent déjà plus de 150.000 insuffisants respiratoires et 550.000 autres patients déjà à un stade sévère de la pathologie. Pour rappel, la BPCO est une maladie pulmonaire grave et invalidante. Nous n’avons reçu aucune réponse à ce courrier. D’ailleurs, personne ne connaît la BPCO au niveau ministériel. J’ai donc informé, par le biais de sa conseillère santé, Monsieur le Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron. SANS RÉPONSE. L’État ne fait pas face à ses obligations de protection de la population la plus en danger à cette heure. L’État ne veut pas prononcer le nom de la pathologie respiratoire grave qui va, dorénavant, toucher près de 4 millions de Français, dont un quart seulement est diagnostiqué.Lorsque l’on parle de danger causé par le sucre, n’appelle-t-on pas la pathologie qui affecte les gens concernés par ce problème majeur par le nom qui lui est dédié, à savoir le diabète ?Dans toute pathologie grave, on nomme régulièrement les maladies par leur nom phare, usuel. Pour les BPCO, ce n’est pas le cas depuis 40 ans !!!Depuis maintenant des semaines, les BPCO sont absents des plateaux, ne pouvant répondre aux éléments de langage « policé » de Monsieur le Directeur Général de la Santé. Nous savons, à cette heure, qu’il faut bien maîtriser la situation à tous les niveaux pour éviter des milliers de morts et une panique générale mais personne ne veut nous entendre. C’est un exemple de l’hystérie qui fait suite à une communication lamentable. Dès à présent, j’appelle tous les BPCO -peu importe le stade de référence qui leur est donné au moment du diagnostic- à ne plus reprendre leur travail, à rester chez eux. J’appelle tous les élus des collectivités locales pour qu’ils prennent en charge vos besoins immédiats. J’appelle tous les élus nationaux à se tourner vers nous dans l’urgence, ils sont en mesure de relayer dans leurs régions, départements et communes, le message que nous transmettons. Il faut sauver des centaines de milliers de français qui sont maintenant en danger absolu. J’en appelle solennellement à Monsieur le Président de la République de se pencher sur notre urgence vitale et faire en sorte que toutes les mesures puissent être prises en collaboration avec nous et les pneumologues, ainsi qu’avec l’ensemble des personnels médicaux et de premier secours qui manquent de moyens techniques, humains, de gel hydro alcoolique, de masques FFP2 que nous exigeons maintenant. Par ailleurs, les propositions faites au Ministère de la Santé par la fédération nationale des prestataires de santé à domicile doivent être prises en compte également. Nous demandons de suspendre toutes les opérations non urgentes et de ré rouvrir en urgence des lits dans tous les hôpitaux. Je demande à l’État d’assumer enfin pleinement son rôle et de nous ouvrir les réseaux nécessaires pour que l’on puisse faire passer l’information adéquate et en direct. En effet, le fait que la BPCO ne fasse pas partie des priorités nationales depuis 40 ans implique, qu’à cette heure, 3 millions de Français ne sont toujours pas diagnostiqués. Ce sont souvent les "fameux morts non identifiés" sur lesquels on ne met jamais de mot après chaque épisode d’épidémie virale, d’évènements climatiques ou de pollution grave.La BPCO touche aujourd’hui plus 60% de la population active qui a moins de 54 ans. 80% ont moins de 64 ans. Ceci est un message d’urgence prioritaire.Philippe Poncet, Président de la Fédération nationale des patients BPCO et Président de o2&Cie Urgence BPCO

Publiée par O2&Cie urgence BPCO sur Vendredi 13 mars 2020

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Courrier adressé au ministre de la santé Monsieur Olivier VÉRAN.

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