BPCO... LE NAUFRAGE D'UNE TRIADE AU DETRIMENT DE 4 MILLIONS DE FRANCAIS

BPCO. Fondation du souffle… Vous avez raté votre Mission. « La Fondation du Souffle se mobilise sur plusieurs fronts pour lutter contre les maladies respiratoires : En subventionnant la ‘recherche’ scientifique française en pneumologie ». Quand on sait que la recherche sur la BPCO* représente au niveau Européen moins de 1% sur le volume global, on imagine facilement ce que peut représenter la part Française sur le sujet, ce qui explique sans doute que l’on n’ait rien vu venir depuis des décennies. « En apportant un soutien financier (via l’aide sociale) aux malades respiratoires les plus précaires ». Nous sommes curieux d’en savoir davantage mais on ne se positionne pas. « Et en ‘menant‘ des actions de prévention et d’information sur les maladies respiratoires auprès du grand public ». Nous avons pu toucher du doigt très précisément l’impact de vos actions dans le panorama sanitaire de notre pays qui fait de la BPCO la maladie inconnue, anonyme, dont on sous-enregistre les décès (en clair, on les cache, on les tait), et dont on a tellement diminué l’image de sa gravité que des BPCO atteints par le Covid19 sont souvent repartis des urgences avec du DOLIPRANE !!! BRAVO pour ces actions et votre implication. PERSONNE NE CONNAÎT LA BPCO en FRANCE. À l’heure où les études Covid19 XXL se développent ici et là, toutes les pathologies sont passées au crible mais toutes ces études « oublient » toujours les BPCO. Voici un exemple de plus de votre travail. Désolé, mais cela ne peut et ne va pas continuer ainsi.
*BPCO 3è cause de décès dans le monde. Elle tue plus que la route, l’alcool, l’amiante, le Sida, et d’autres pathologies réunies.

BPCO. Il y ceux qui se battent pour les patients et ceux qui en profitent. Il aura fallu attendre plus de 2 mois après le début officiel de la pandémie Covid19 en France pour que le Président de l’organisation Santé respiratoire demande aux patients : « Quelles sont vos difficultés dans ce contexte de pandémie du Covid19 et du confinement ??? … » Pendant ce temps-là, 99% des BPCO n’avaient plus de soins en cabinets de kinésithérapie, plus de 250.000 malades graves étaient dans le dénuement total car ils passent tous sous les radars sociaux grâce aux grandes campagnes de communication de cette belle organisation qui œuvre depuis 2003 pour la BPCO, d’autres sont morts sans savoir pourquoi, près d’un million de patients à très haut risque face au Covid n’étaient pas munis de masques pour se protéger et ainsi de suite. Mais comme l’ont répété le bon docteur qui officie à la tête de cette machine implacable dans la lutte contre la BPCO ainsi que d’autres médecins-chroniqueurs amis : « Les BPCO sont protégés par leur bronchodilatateurs face au covid19… », leur traitement de ”fond”. LOL. Nous demandons l’avis des ‘’experts-patients-vitrines’’ de la grande maison sur le sujet. Des propos désuets face à la réalité comme cette image de personnes âgées représentant systématiquement les BPCO. Celles et ceux qui ont 30, 40 50 ans adorent ce genre de visuels décalés. Mais bon, comme le dit l’intitulé de cette ‘’représentation’’ respiratoire qui a du mal à nous expliquer quelles sont les maladies chroniques respiratoires (et qui passe surtout son temps à éviter la BPCO): « L’association Santé Respiratoire France a pour missions d’informer, sensibiliser, accompagner, ALERTER, afin d’améliorer la connaissance des maladies chroniques respiratoires, parmi lesquelles la BPCO et la fibrose pulmonaire (oubliant les déficits Alpha1 qui sont avec les fibroses sous le terme générique de bpco), leur prise en charge, renforcer la prévention et leur dépistage. L’association agit également pour favoriser la prise en compte des maladies chroniques respiratoires (???) par les pouvoirs publics ». LOL. Et depuis 2003, la BPCO est toujours une inconnue majeure du panorama sanitaire en France et elle est tellement prise au sérieux que même ses décès, y compris dans une crise de cette ampleur, ne sont pas enregistrés sans doute pour une meilleure clarté dans les comptes rendus des analystes agréés. Autant « d’implication » et « d’influence » devraient être mieux récompensées.

BPCO. Défaillance sanitaire historique. Pour ce lendemain d’Ascension, le 3è volet de la trilogie sur le désastre de la BPCO et ses composantes. Après la Fondation du Souffle et Santé Respiratoire, la singulière FFAAIR (ou Fédération Française des Associations & Amicales de malades, Insuffisants ou handicapés Respiratoires) – L’imposture téléguidée au détriment des BPCO depuis 30 ans.
« Celle » qui se prévaut d’être agréée pour parler au nom des BPCO et de ses insuffisants respiratoires ne comptabilise aucun résultat sur le sujet depuis sa mise en orbite. Même sa « collaboration » au fameux Livre Blanc BPCO (2017) qui nous ressasse les sempiternels clichés des représentations institutionnelles de la pneumologie est factice. Tout n’est que façade, et derrière le rideau, le néant, aucun écrit, aucune analyse, aucune prospective : cela constitue le troisième volet de cette carence chronique concernant la BPCO.
Un record éloquent pour cette pseudo-représentation d’handicapées respiratoires, dont 95% ne le sont pas car ils n’ont rien à voir avec cette pathologie (c’est un peu comme un syndicat de boulanger dirigé par des mécanos). C’est grâce à un long travail de manipulation, organisé par les organisations institutionnelles de la pneumologie : Fondation du Souffle et Santé Respiratoire (Ex. Association BPCO), que ces personnes âgées très malléables se présentent comme de graves malades respiratoires parce qu’ils sont apnéiques du sommeil. Cette duperie trouve son intérêt premier dans le besoin pour les professionnels de faire valoir une « représentation » de patients face à l’Autorité de Santé. Un tableau désuet, totalement décalé, irrémédiablement inutile pour les malades et la connaissance de la maladie. Et le pire est atteint quand la quintessence cérébrale du machin divulgue son « expertise » dont les stupidités sont souvent reprises par des institutions qui projettent ensuite des plans qui n’aboutiront à rien et tout ceci dure depuis les années 90.
Il est toujours affolant de constater comment des laboratoires spécialistes de la BPCO, si affutés en matière de marketing, peuvent se faire abuser par la « creusité » des réflexions de ces ‘’référents’’ de tout et de rien. Autant de budgets pour obtenir si peu de matières peut laisser penser à certains que tout cela ressemble surtout à de la carambouille (les sondages FFAAIR sont une vague fumisterie motivée par des contreparties sous formes de coffrets cadeaux en tous genres et pas seulement).
Ce type de supercherie permet d’agréger des flux financiers en « cohérence avec les besoins des malades », quitte à inventer n’importe quoi pour justifier de soutiens promotionnels autour de journées et congrès extravagants.
Interpellé par France BPCO en janvier 2019 sur l’utilité d’alimenter une telle usine à gaz en vertu de toute raison pour les BPCO, le président de la Fondation du Souffle répondait : « c’est une raison politique ». Aux vues des « résultats » engrangés depuis des décennies et l’abondance de tant de d’expertise essentielle aux patients, nous attendons maintenant que l’on nous explique publiquement la « raison » de cette conviction politique étant donné la faillite de la représentation de la BPCO dans l’espace public encore en 2020.
Une « présence » tellement incontournable que personne ne connaît la 3è cause de décès au monde, personne n’a idée que la BPCO tue en France plus que la route, l’alcool, l’amiante, le sida et d’autres pathologies réunies, personne ne sait que ces patients au stade sévère ont une qualité de vie bien inférieure à celle de beaucoup de patients en cancérologie. Une pathologie si bien identifiée qu’elle ne fait toujours pas l’objet d’un plan stratégique global et donc d’aucune prévention à grande échelle, ce qui éviterait que l’on tue des milliers de gens à chaque épisode viral ou climatique et lors des pics de pollution extrêmes sans qu’ils ne sachent pourquoi. Une maladie, enfin, dont on sous-enregistre le nombre des décès ; allez donc savoir pourquoi, si ce n’est pour mieux la calfeutrer un peu plus à l’abri des regards.
Voici l’’’avantage’’ particulier que quelques officines contribuent à préserver malgré l’urgence de la situation catastrophique d’une prise en charge au long cours dépassée par les évènements. Ce si beau trésor du panorama sanitaire est maintenu artificiellement en vie au détriment de l’intérêt de santé de 4 millions de Français et de leurs familles. Une situation qui mérite d’être expliquée clairement à tous les intervenants publics.
Cette défaillance sanitaire historique, nous en prenons toute la mesure à travers la gestion de la pandémie Covid19 ; elle marque, à elle seule, la capacité d’un tel dispositif à informer, prévenir et aiguiller la population. Qui des spécialistes mieux que ceux du poumon pouvaient faire ce travail dans une contagion respiratoire ???
Ils sont tous absents, tous irresponsables face à la gravité de l’évènement, certains allant parfois jusqu’à expliquer aux patients qu’ils n’ont pas besoin de masque pour se protéger face au Covid19 ou que leur traitement de fond (lol), leurs bronchodilatateurs les sauvent de la mort face à ce « doux » coronavirus nouvelle génération.
Tout est bidonnage. Tous à mille lieux des besoins des patients en déshérence depuis des mois, depuis des années.
Voilà à quoi aura servi cette belle imposture FFAAIR. La suite, nous allons l’écrire avec les centaines de milliers de patients BPCO qui souffrent de cette indigence chronique depuis trop longtemps. La BPCO, c’est aux BPCO de s’en occuper et en urgence absolue.